Compte rendu de notre triathlon XL de Gerardmer

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Salut les triathlètes, on espère que vous avez la pêche! Voilà quelques semaines qu’on a tous les deux franchi la finishline du triathlon XL de Gérardmer et il est maintenant grand temps de vous livrer notre compte rendu! Et autant vous dire que c’était une journée exceptionnelle dont on se souviendra longtemps!

A la fois pour Mathieu qui prenait le départ de son tout premier triathlon (comment choisir son 1er triathlon) pour lequel il se préparait depuis bientôt 2 ans, et pour moi, qui était beaucoup moins entraîné mais qui bénéficiait de toute l’expérience acquise lors de mes précédentes saisons.

Pour ce compte rendu, on ne va pas rentrer dans 36 milles détails de puissance, d'allure ou de fréquence cardiaque, on a simplement envie de vous raconter la magnifique journée qu’on a vécu.

On va y aller dans l’ordre chronologique de la course en vous racontant comment ça s’est passé pour nous deux. Une chose est sûre, c’est qu’il y a eu quelques moments amusants et stressants, on vous explique tout ça.

La semaine avant la course

Mathieu : La semaine de la course a été pour moi une belle semaine d’affûtage. L’idée ici c’est de diminuer le volume tout en gardant quelques intensités. Tout au long de la semaine, j’étais assez confiant et je me sentais totalement prêt pour la course. 

François : De mon côté, même si ma prépa a été très minime cette saison, j’avais quand même réussi à faire quelques grosses séances d’entrainement au mois d’août. Donc si je voulais être le plus en forme possible le jour J, je savais que je devais me reposer un minimum en gardant quelques séances courtes pour les sensations.

Mathieu : Le jeudi soir, il était temps de préparer toutes mes affaires et ça a été mon 1er coup de pression car j’avais cette peur d’oublier quelque chose. Mais heureusement, j’avais ma checklist pour ça! (que tu peux retrouver dans ce guide)

François : On a pris la route vendredi matin pour arriver dans l’après-midi à Gérardmer. Une fois sur place, on a récupéré nos dossards, fait une dernière petite sortie de 20’ à vélo (où on s’est carrément fait rincer par la pluie) Puis on a fait la reconnaissance du parcours en voiture histoire de repérer les passages importants! (l'analyse du parcours en triathlon)

Mathieu : Notre famille arrivait un plus tard le soir, ça a donc été l'effervescence, et assez compliqué d’aller dormir tôt. Mais une fois au lit, j’ai pu trouver le sommeil assez facilement.

François : Perso à ce moment-là, j’étais cool parce que j’ai l’habitude des veilles de courses mais je vous avoue que dans ma tête, avec le manque de prépa, je m’attendais déjà à souffrir sur le parcours.

Le matin de la course

Mathieu : Dès le réveil à 5h45, le programme est bien chargé! Je suis un peu en panique car c’est une première pour moi.. Il faut coller les tatouages, préparer la nutrition, les bidons, tout mettre dans les sacs de transition, et tout ça, en prenant le petit déjeuner! De son côté François, lui, il est zen et tranquille, ça se voit qu’il est dans son élément!

François : Comme d’habitude, j’ai ma checklist et mes affaires disposées dans le bon ordre donc j’enchaîne les tâches sans réfléchir. On arrive ensuite sur le site un peu après 7h, donc 1h30 avant le départ. On installe chacun notre vélo puis on se retrouve pour déposer nos sacs de transition. On en profite pour repérer correctement le trajet qu’on allait devoir faire sur la T1 et la T2, toujours très utile! J’en profite pour glisser quelques derniers conseils à Mathieu sur le déroulement de la course (des conseils pour l'Xl de Gerardmer)

Mathieu : 30 min avant le départ, on commence à s’échauffer avant d’enfiler le bas de notre combi et de nous rendre sur le lieu de départ. Je me souviens d'une chose qui faisait bien rire François : à chaque étape de notre installation, j’étais "pressé",  j'avais comme l’impression qu’on n’allait pas avoir le temps et qu’on allait rater le départ.. Alors qu’on était super large!

François : C’est vrai que moi je sais qu’on est à l’avance donc je fais chaque tâche calmement en étant méticuleux. Je me visualise déjà pendant la course en train d’effectuer chaque geste et rien ne sert de rajouter du stress inutile avant le départ. Je profite également de l’atmosphère particulière qui règne dans le parc.

Une fois que tout est prêt, on se rend vers l’aire de départ, on croise une dernière fois nos compagnes pour un petit bisou, puis avec Mathieu on se fait un dernier check, on se souhaite une bonne course et on se sépare. Comme ça, sans pression, on se met dans notre bulle pour se concentrer et on se laisse la liberté de choisir notre position de départ dans l’eau.

La natation "La machine à laver"

François : Pour le départ, je me place sur la gauche derrière un bon gros pack d’athlètes qui me semble être de bons nageurs et je termine de m’échauffer.

Mathieu : Au départ, je décide de me placer vers le milieu, la pression est quand même intense et je sens que ma fréquence cardiaque est déjà haute. Il faut dire que j’attends ce moment depuis plus de 2 ans donc c’est beaucoup d’émotions! (3 conseils pour la natation de son 1er triathlon)

8h45,une fois le départ donné, je découvre directement la machine à laver de Gérardmer, mais je vous avoue qu’au final, c’est moins chaotique que ce que j’avais imaginé

Je nage pas mal la tête hors de l’eau pour voir ce qu’il se passe autour de moi puis je commence à nager normalement tout en respirant en 2 temps. Bien sûr, c’est un peu la guerre, des mecs me passent dessus, je leur repasse dessus, chose tout à fait normale pour un mass start, et étrangement, je kiffe!

A la première bouée, c’est un peu l'entonnoir et je suis obligé de faire quelques mouvements de brasse pour m’en sortir. Il y a des nageurs partout autour de moi, c’est assez fou de vivre ça pour la première fois.. Mais sur la ligne droite après la bouée, je me sens relativement bien et j’essaie de drafter l’un ou l’autre nageur.

Sur le retour, on a le soleil en pleine figure donc c’est impossible de se repérer correctement. J’ai pas trop d’autre choix que de suivre les nageurs devant moi sans vraiment savoir où je vais. Mais je pose ma nage, les sensations sont toujours bonnes et je trouve finalement un peu d'espace pour nager tranquillement. En me rapprochant de la berge, je vois enfin l’arche et c’est un soulagement.

François : Au départ je réfléchis peu mais je sais que ça ne sert à rien de perdre trop d’énergie dans la bagarre donc je ne m’agite pas et je me laisse emmener par la masse en essayant juste de respirer du côté où je risque le moins de prendre un coup.

Après les 200 premiers mètres, j’ai l’impression que l’agitation s’est calmée donc je relève davantage la tête pour voir où je me dirige et je prends les pieds d’un athlète qui m’emmène jusqu’à la première bouée. 

Pour le reste, je ne fais que nager dans les pieds des autres en passant chaque bouée à la corde. Au final, même sans rien voir sur le retour, je ne dépense pas trop d’énergie dans l’eau et je bats juste un peu plus des jambes pour les activer avant la sortie.

La transition 1

François : T1, je sors de l’eau et je me sens bien. J’entends les supporters et ça fait plaisir car ma dernière course remonte à l’Ironman de Nice en 2019. Mais pas le temps de traîner, je retire le haut de la combi en courant, je récupère le sac et finis d’enlever la combi debout dans la tente. Je mets mon casque en courant vers mon vélo puis je sors du parc et je saute dessus.

J’ai l’impression que c’est passé très vite et effectivement 1 minute 34 secondes soit le 3ème meilleur temps sur la T1! (découvre ici comment gagner du temps sur les transitions)

Mathieu : Quand je sors de l’eau, c’est l'effervescence et il y a plein de spectateurs qui encouragent. Tout va très vite, je cours vers la zone avec les sacs de transitions tout en enlevant le haut de ma combi, et petite erreur, je me trompe de couloir, alors qu’on l’avait bien repéré ça avec François le matin. 

Heureusement, mon sac est tout au bout de la rangée donc je ne perds pas trop de temps pour le récupérer. Je trouve ensuite une petite place dans la tente au milieu de tous les athlètes, et là, c’est le drame

Je ne m’en rendrais compte que quelques minutes plus tard sur le vélo, mais dans le rush, en retirant ma combi, j’enlève ma puce avec.. Belle erreur de débutant ! Sinon la transition se passe vraiment bien et je m'élance sur le vélo, sans savoir où en est François.

Le vélo

Mathieu : Après quelques kilomètres, je découvre enfin la fameuse montée du Poli repérée la veille, mais cette fois-ci, l’ambiance est folle avec le public présent en masse sur le bord de la route! Nos supporters sont là donc ça donne un gros coup de boost dès le début du vélo! 

Un coup de boost de courte durée car quelques minutes après, c’est là que je me rends compte que je n’ai plus ma puce.. Je vous cache pas que j’ai eu un petit stress.. Je me voyais déjà à l’arrivée disqualifié, sans chrono et avec un speaker qui ne cite pas mon nom.. Bref, malgré tout, je suis resté concentré dans ma course et j’ai continué! 

La 1ère boucle se passe super bien, je me fais quand même dépasser par quelques athlètes plus costauds sur le vélo mais je reste à mon rythme. Grâce à la reco de la veille, je regagne quelques places dans les descentes, ce qui fait toujours plaisir, et puis en plus, le parcours est superbe donc c’est que du bonheur! Je finis le 1er tour en 1h03.

François : Mes chaussures sont déjà sur le vélo donc au début je prends le temps de bien mettre mes pieds dedans puis c’est vraiment parti pour ce fameux parcours vélo. Malgré tout, j'ai un peu peur car je n’ai jamais roulé aussi peu sur une saison. J’ai environ 2500km au compteur mais je me dis que grâce au VTT et au dénivelé que j’ai fait, ca devrait aider pour les cols.

Sur les premiers kilomètres, sensations bizarres aux adducteurs, j’ai l’impression d’avoir des petites crampes. C'est la première fois que ca m’arrive mais je me dis que c’est juste une histoire de mise en jambes alors je ne force pas trop. Finalement 2km plus loin, je ne sens plus rien. Ca tombe bien, je suis dans la côte du Poli avec une ambiance de dingue. Des supporters à gogo comme au tour de France, de la sono, ca crie partout, c’est encore mieux que dans mes souvenirs.

Je veille juste à ne pas envoyer trop de watts car je sais que ça peut foutre en l’air ma course. Je perds forcément des places mais je m’y attendais et je ne me tracasse pas. A ce moment-là, je ne sais pas où est Mathieu mais vu que j’ai pas mal nagé et que j’ai fait une T1 éclair, je me dis qu’il y a une chance qu’il soit derrière et me rattrape par la suite.

Alors sur la 1ère et 2ème boucle, je gère mon effort en côte et je me concentre sur les trajectoires en descente. Comme j’ai déjà fait 2 fois la course et qu’on a reconnu la veille en voiture, je descends très vite avec le vélo de chrono et je regagne des places à chaque descente.

Au milieu du premier tour un athlète me dépasse et me dit que mon frère n'est pas loin derrière moi donc je suis content de savoir que je suis devant mais je m’attends à ce qu’il revienne.

Finalement je fais le premier tour en 1h04, pas si mal en gérant bien l’effort. Puis le deuxième tour en 1h03 sans trop me fatiguer non plus donc j’ai une patate d’enfer, je suis trop content et je me sens super bien ! Puis toujours pas de Mathieu alors je me dis que je fais vraiment une belle partie vélo.

Mathieu : Au 2ème tour, je ne faiblis pas et je continue de bien m’alimenter sur base de ma stratégie de nutrition. Depuis le début du vélo, je discute aussi avec des athlètes sur le parcours dont plusieurs qui me reconnaissent, certains d’entre vous j’imagine, et ça fait super plaisir! Je finis le 2ème tour en 1h04 et à ce stade, je n’ai toujours aucune idée d’où se trouve François..

Il ne reste maintenant qu’un tour et pour le dernier passage dans le Poli, les spectateurs sont super chauds, dont notre père qui est à fond et avec qui on a une belle photo souvenir!

Après déjà plus de 2 heures de vélo, je passe pour la dernière fois le long du magnifique lac de Longemer qui est une portion rapide en faux plat descendant. 

Au loin je vois une moto qui est arrêtée avec un signaleur qui nous indique de s'écarter un peu, et en fait en me rapprochant je vois qu’il y a un vélo par terre et au moment où je passe à côté de la moto, qui je vois? François en train de réparer sa roue!  J’hallucine, j’ai tout juste le temps de lui crier “Ca va Bro?” pour entendre “Ouais j’ai crevé". Sur le coup, je suis dégouté pour lui mais je continue. 

Honnêtement, quand je l’ai vu, impossible de savoir si je lui prends un tour ou si je l’ai simplement dépassé. Et clairement, c’était impossible que je lui prenne un tour donc je me suis rendu compte que depuis la sortie de la natation, il était en fait devant moi (l’enfoiré). Bien entendu, j’espère qu’il va réparer ça vite fait pour pouvoir repartir.

Après, le reste de la 3ème boucle est dur, je sens que je ralentis mais je dois pas trop forcer non plus au risque de me cramer. Je pose mon vélo après un tour en 1h09, un peu moins bon que les 2 autres, mais je suis content de passer à la suite.

François : Pour mon troisième tour, ca part bien, je ne me fais plus vraiment dépasser et je sens que je peux tourner aussi vite que les 2 premiers tours. C’était sans compter sur une petite crevaison arrière au 70ème kilomètre. La poisse! Mais je relativise vite, c’est pas grave, vaut mieux que ca arrive sur une course qui n’est pas un gros objectif et ca fera une bonne anecdote.

Je me mets sur le côté, je sors mon kit de réparation. Roue arrière donc un peu galère avec la chaîne mais j’essaye de rester calme. Pendant ce temps-là tout le monde me dépasse et certains me lancent des “courage mec”. Puis vient le tour de Mathieu de me dépasser, ca avionne à cet endroit-là donc pas le temps de s’échanger des nouvelles mais je suis content de voir que tout va bien pour lui.

Je retrouve le bout de métal dans mon pneu, je change la chambre à air, puis en remettant mon pneu, je casse 1 de mes 2 démontes pneus. Je me dis que ca pue alors je prends le dernier que j’ai et je lui dit : me lâche pas, à 2 on va y arriver ! Ca passe, je regonfle, remets ma roue puis c’est reparti.

La course dans la course est relancée car mon frère est quelques minutes devant. Vais-je réussir à le rattraper en course à pied?

Sur le reste du vélo, je pousse bien, je ne me sens pas trop déstabilisé par ma crevaison et je vois bien que l’énergie est toujours là. Je dépasse pas mal de monde et je boucle mon dernier tour en 1h11 dont 8 minutes perdues à réparer. Ce qui aurait fait 1h03 sans la crevaison. Soit un vélo hyper régulier (Comment travailler la force à vélo)

La transition 2

François : J’entre alors dans le parc de T2. Je pose mon vélo, récupère le sac, je rentre dans la tente et là, à ma grande surprise, je vois Mathieu assis en train de mettre ses chaussettes.

Je m’assieds donc juste à côté de lui et je lui dis avec un grand sourire : “Ca va Bro?”. Là il me dit : “Bro, t’étais devant moi depuis le début” J’étais assez étonné mais oui, sans ma crevaison il ne m’aurait jamais repris.

Il a à peine le temps de me dire qu’il a perdu sa puce que j’ai fini d’enfiler mes chaussures et je repars avant lui.

C’est normal puisque j’ai le 2ème meilleur temps de la course en T2. D’ailleurs c’est le 2ème meilleur temps total T1+T2 aussi. Je suis au moins sur le podium d’une partie de la course! Pas si mal sans triathlon depuis Nice 2019 (Comment gagner du temps sur la T2)

Mathieu : D’abord je pose mon vélo tranquille et je récupère mon sac avec mes affaires pour le running.

Puis je m’assieds au milieu de la grande tente presque vide et là, qui c’est qui s’assied juste à côté de moi François ouai, il m’a déjà rattrapé puis repart déjà.

Pour ma puce perdue en T1, l’organisation s’est rendu compte que je ne l’avais plus donc ils m’en ont donné une autre à la T2, elle était attachée autour de ma chaussure pour que je ne la loupe pas.

Gros soulagement quand même! Franchement, merci à eux! Le temps de l’attacher et de mettre mes chaussures, j’entame la CAP 20 secondes derrière François.

La course à pied

Mathieu : Dès le début du CAP, la petite famille est sur le bord du parcours pour nous encourager, ça motive parce que dans un coin de ma tête, je sens que ça va être long! 

Pour la petite anecdote marrante, mon père me crie à ce moment-là : “C’est bien t’as rattrapé François”, sans être courant qu’en fait, il a crevé. Du coup ça me fait sourire! 

Dès le début je trouve bien mon rythme, même s’il est vite cassé par les modules à escalader et par les 2 côtes du parcours. Sinon les jambes ont l’air encore en forme, ce qui est bon signe. 

Seul petit bémol, j’ai l’estomac légèrement retourné et un début de point de côté. Du coup, je ne m’emballe pas, je respire bien, je bois bien à chaque ravito et je croise les doigts pour que ça passe. 

Au niveau du demi tour sur le parcours, je croise François qui a déjà 2-3 minutes d’avance et je sais que c’est la dernière fois que je le verrai parce qu’il a une meilleure allure que moi! A la fin du tour, je récupère mon premier chouchou et je me dis que j’ai déjà fait un tiers, donc ça motive.

François : Je débute à peine la cap et nos supporters sont en feu ! Ca booste à fond et je suis fin prêt à en découdre avec ce semi même si je n’ai plus couru 21km depuis une éternité. Ma plus longue sortie à pied de l’année est un 15km 3 semaines avant.

Alors je pars à la sensation sur un tempo qui me semble bon pour moi et que j’adapte en fonction du dénivelé du parcours.

Franchement je sens que c’est dur mais bizarrement j’avance bien, je dépasse beaucoup de monde alors ca me motive encore plus à tenir ce rythme.

Les 2 premiers tours passent bien puis je commence à sentir la fatigue au troisième tour mais je sers un peu les dents, je tire sur les bras et j’essaye d’allonger la foulée sur les derniers kilomètres en faux plats descendants.

Mathieu : Le 2ème tour se passe bien aussi, l’estomac va mieux et le point de côté disparaît doucement. 

A partir de ce moment-là, je profite de chaque seconde, je remercie tous les supporters qui encouragent et je tente d'accélérer un tout petit peu le tempo. En  même temps, je continue de bien boire et de manger quelques chips à chaque ravito.

Dans le dernier tour, je donne tout ce qu’il me reste, sans prendre le risque de me cramer complètement. Je sais que je vais aller au bout et je commence à me rendre compte que je vais être finisher de mon 1er triathlon. Je garde le même rythme sur les 7 derniers kilomètres, et à 400m de l’arrivée, je récupère mon dernier chouchou synonyme d’une arrivée imminente sur le tapis rouge.

Nos temps par discipline

 Mathieu : Juste avant de vous décrire les derniers mètres de la course et de vous donner le chrono final, on vous donne nos temps respectifs pour chaque discipline :

  • En natation, François nage en 32:42 et moi en 33:52, soit 1’ de plus
  • A vélo, je roule en 3h16 et François en 3h19, en comptant la crevaison qui lui coûte 8 minutes.
  • Et pour la CAP, il court en 1h31, pour 1h45 de mon côté.  Place maintenant à la fin de la course!

La finishline + notre chrono final

François : Je suis ravi de passer pour la dernière fois sur les modules qui cassent les quadris puis j’arrive sur le tapis de l’arrivée. Je repense à la première fois où j’étais sur cette ligne sur mon premier half  il y a déjà 7 ans et je me dis que j’ai vécu une journée tout aussi exceptionnelle sous le soleil, accompagné de mon frère sur la course, entouré de la famille et des copains de clubs.

Le chrono m’importe peu, c’est un instant magique dont je profite car je sais qu’il passe vite. Heureusement qu’on en garde des souvenirs plein la tête.

Après avoir franchi la ligne, je vois 5h26 et 86ème sur le grand écran. Etonné car sans les 8 minutes perdues à réparer, ca aurait fait mon record sur ce parcours.

Maintenant je profite de l’aire d’arrivée pour discuter avec d’autres athlètes qui arrivent et j’attends mon frangin pour fêter ce moment ensemble !

Mathieu : Je franchis pour la dernière fois les fameux modules et le ponton sur l’eau, puis je me retrouve enfin devant la ligne droite de l’arrivée! Ça fait 2 ans que j’attends ce moment et je compte bien le savourer

Personne devant, personne derrière, je m’élance seul et profite de ces 50 derniers mètres. Le public et la musique me donnent la chair de poule. Je continue d’avancer en pointant les deux indexes vers le haut pour me remémorer plus tard que c’était bel et bien mon premier triathlon.

Sous l’arche de l’arrivée, je prends ma plus belle pose pour la photo finish et je termine l’XL de Gérardmer avec une patate d’enfer en 5h41 à la 156ème position.

Une fois la finish line franchie, je retrouve François qui m’attend depuis quelques minutes et on se félicite mutuellement, c’était une sacrée course!

Merci d'avoir pris le temps de lire le compte rendu de cette course dont on se souviendra longtemps!

On progresse ensemble et célébrons la magie du triathlon!

Francois Kartheuser

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